Les autorités européennes contrecarrent-elles l’acceptation de la biotechnologie en Afrique ?

30/06/2010

D’après un résumé posté par Meridian le 18 juin 2010, l’Afrique serait en train « de passer à côté des avantages potentiels des cultures génétiquement modifiées (GM) pour contrer la pauvreté et la famine à cause de l’influence de règles anti-OGM de l’Europe ».

Robert Paarlberg, politologue et professeur à Wellesley College, Etats-Unis, l’a expliqué au 12e Congrès mondial de l’Association internationale de biotechnologies des plantes (IAPB : International Association for Plant Biotechnology) au début du mois de juin à Saint-Louis, Missouri, face à une assemblée de 800 scientifiques et régulateurs de 50 pays. Seuls l’Afrique du Sud, le Burkina Faso et l’Egypte autorisent légalement la culture de plantes OGM.

Paarlberg a cité plusieurs types d’influence politique sur les pays africains, par exemple : 1) Forte aide financière de l’Europe (3 fois plus élevée que celle des USA) ; 2) Forte influence de l’assistance technique européenne ; 3) Campagnes de « plaidoyer d’organismes non-gouvernementaux qui utilisent des ’tactiques alarmistes’ contre les cultures GM » ; 4) Crainte de pertes d’exportations de produits africains vers l’Europe.

«C’est un défi plus grand que le défi scientifique auquel est confronté la technologie aujourd’hui » a ajouté Paarlberg. « Mais si les restrictions sur ces technologies sont assouplies en Europe, elles ne tarderont pas à l’être en Afrique », a-t-il ajouté.

Références