La Suède ne cultive pas d’OGM mais évalue son manque à gagner

26/08/2011

Le Ministère des finances suédois a publié récemment un rapport économique (en suédois, résumé en anglais pages 15-20) sur les perspectives des cultures génétiquement modifiées en Europe et en Suède. Dans ce pays, les cultures concernées sont d’abord la betterave sucrière, le colza de printemps et la pomme de terre et c’est sur ces cultures que plusieurs scénarii ont été examinés.

Ce rapport a été préparé par un groupe d’experts, animé par Torbjörn Fagerström, Conseiller et auparavant Vice-Chancelier à l’Université Suédoise des Sciences Agricoles.

L’analyse économique a pris en compte les effets potentiels sur les prix de marché, le coût éventuel de séparation entre les récoltes OGM et conventionnelles, ainsi que les effets possibles sur l’environnement, par exemple sur l’émission de gaz à effets de serre.

Dans un des scénarios où il n’y pas de coûts de séparation, c'est-à-dire que la société accepte les OGM, les bénéfices potentiel pour la société civile s’élèvent à environ 30 millions d’euros, actuellement un manque à gagner qui s’inscrit dans les 2,25 milliards € de manque à gagner de l’Union européenne.

Culture

Bénéfices pour la
société civile
(millions €)
Economie de sol
(hectares)

Betterave sucrière

10 3000

Colza

8 6880

Pomme de terre

12 0

Par ailleurs, l’augmentation de productivité obtenue avec la betterave et le colza permettrait de consacrer près de 10000 hectares à d’autres cultures.

Rappelons que la Suède a une Surface Agricole Utile (SAU) de 3,1 millions d’hectares en 2007, dans une Union Européenne de 172,5 millions d’hectares. La France possède une SAU de 27,5 millions d’hectares. 


Référence

Torbjörn Fagerström, Sören Wibe. Genvägar eller senvägar – vad kostar det oss att avstå ifrån gentekniskt förädlade grödor i jordbruket ?. Rapport till Expertgruppen för miljöstudier 2011 :3. Finansdepartementet. Stockholm 2011.