Les biotechnologies végétales ont un rôle en Afrique

16/07/2009

Le docteur Daniel Mataruka, directeur de la Fondation africaine pour la technologie en agriculture (AATF en anglais , www.aatf-africa.org) rappelle que « Au cours des dix dernières années , la population africaine a cru de 760 à 970 millions, contraignant les agriculteurs à empiéter sur de fragiles écosystèmes. Le changement climatique est de plus en plus manifeste […] rendant l’agriculture pluviale encore plus risquée, aggravant ainsi l’insécurité alimentaire parmi les petits agriculteurs. […] Dans ce contexte, les technologies OGM ont un rôle pour affronter ces défis qui ne pouvaient jusqu’à maintenant pas l’être avec les techniques classiques de l’amélioration génétique ».

L’AATF a initié des partenariats dans le domaine des biotechnologies dont voici quelques exemples : le niébé Bt résistant à l’insecte Maruca ; le maïs économe en eau en cas de sécheresse modérée (projet WEMA) ; le riz utilisant plus efficacement l’azote du sol ; la banane résistante au feu bactérien dans la région des Grands Lacs.

« Il existe une idée romantique que les agriculteurs africains devraient continuer à utiliser les semences héritées de leurs ancêtres, et pas les semences améliorées par des techniques conventionnelles ou biotechnologiques », ajoute le docteur Mataruka. Il indique que ces semences ancestrales sont certes des richesses, mais qu’elles « doivent être aussi améliorées et/ou stockées dans des banques de gènes pour conserver la biodiversité ». En parlant des biotechnologies végétales, il conclut que « cette technologie est complémentaire aux approches d’amélioration classiques mais que ce n’est pas une panacée. »

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