Nouvelle révolution verte, rien que cela

15/07/2011

Le bien-être humain a fait des progrès considérables pendant ces deux derniers siècles mais des inégalités importantes persistent et des coûts environnementaux sont là. Néanmoins la croissance économique reste toujours nécessaire pour assurer une vie décente à une population en croissance.

Les Nations-Unies viennent de publier l’Etude sur la situation économique et sociale dans le monde en 2011 (World Economic and Social Survey 2011: The Great Green Technological Transformation) qui propose une complète transformation des technologies sur lesquelles le progrès humain doit s’appuyer dans les 30 à 40 prochaines années.

L’étude « analyse les options et les défis liés au passage à des technologies offrant une efficacité énergétique accrue et fondées sur les énergies renouvelables, tout en transformant les technologies agricoles afin de garantir la sécurité alimentaire, sans altérer davantage les ressources foncières et les ressources en eau, et en adoptant une technologie requise afin de s’adapter à l’évolution du climat et de réduire les risques pour les populations humaines exposées aux risques naturels»

La sécurité alimentaire suppose donc « de recourir à la technologie verte de manière à réduire l’utilisation des intrants chimiques (engrais et pesticides) et d’exploiter de manière plus efficace l’énergie, l’eau et les ressources naturelles (…).» Quelques technologies sont alors citées : « (…) la culture sans labour, l’assolement et la plantation intercalaire, la récupération de l’eau et le recyclage, l’utilisation rationnelle de l’eau pour les cultures, la sylvo-agriculture et la lutte phytosanitaire intégrée. En outre, la biotechnologie, le génie génétique, l’irradiation des produits alimentaires, la culture hydroponique et la digestion anaérobie augurent de progrès dans la résistance des cultures vivrières aux pesticides et aux phénomènes météorologiques extrêmes en augmentant leur valeur nutritionnelle et en réduisant la contamination des aliments et les émissions de gaz à effet de serre. »

Par ailleurs, « Le développement de nouvelles variétés de cultures à haut rendement, un élément central de la première révolution verte dans l’agriculture, doit se poursuivre, dans la mesure où ces activités sont associées à une optimisation de la gestion de l’eau et à une meilleure utilisation des intrants agrochimiques et organiques afin de réduire sensiblement leurs effets nuisibles sur l’environnement, (…) ».

En résumé, « Il a fallu moins de 10 ans à la précédente révolution verte pour voir la production alimentaire s’envoler à un rythme impressionnant. Cette nouvelle révolution dans l’agriculture, nécessaire pour améliorer la sécurité alimentaire et freiner l’épuisement des ressources naturelles peut, à condition de bénéficier de ressources financières suffisantes et d’un appui politique opportun, s’opérer à travers l’intégration des technologies disponibles auprès des petites exploitations agricoles. »


Références

World Economic and Social Survey 2011: The Great Green Technological Transformation

Aperçu général en français : La grande transformation technologique pour une économie verte