90% des surfaces artificialisées en France proviennent des meilleurs sols agricoles

13/06/2011

Un récent point du Commissariat Général du Développement Durable le rappelle avec chiffres à l’appui. Plus précisément, 90% des surfaces artificialisées – c'est-à-dire les zones urbanisées, industrielles, les réseaux de communication, les bâtiments et espaces verts - entre 2000 et 2006 proviennent de sols agricoles.   

D’après le Commissariat « les espaces artificialisés se sont accrus d’environ 3% (+820 km2) entre 2000 et 2006 et occupe désormais plus de 5% du territoire métropolitain en 2006. ». Dans cette évolution, 745 km2 d’espaces agricoles ont disparu.

Les régions les plus touchées sont d’abord l’Alsace, l’Ile-de-France, le Nord-Pas-de-Calais, puis le Pays de Loire, Rhône-Alpes et le littoral méditerranéen.

L’artificialisation des sols a des impacts environnementaux variés : ruissellement, érosion, inondations. Le ruissellement intensifie le transfert de contaminants vers les eaux de surface (hydrocarbures, métaux lourds, produits chimiques divers). La fragmentation des sols (mitage) peut aussi avoir des effets sur la biodiversité.

Les conséquences pour l’agriculture peuvent être diverses : éloignement des zones maraîchères, des zones de consommation, nécessité de produire plus sur des surfaces plus limitées, renforcer les mesures de protection des sols.


Référence

Le point sur l’artificialisation des sols. CGDD, N°75, février 2011.