Les cultures OGM actuelles ont moins d’impact !

13/04/2011

Avec le temps, la connaissance scientifique progresse en parallèle avec la précision et la pertinence des méthodes d’analyse. C’est vrai dans beaucoup de domaines, et les analyses mises en œuvre pour les biotechnologies végétales ne le démentent pas.

Pour les biotechnologies, il est courant de mener des analyses dites « moléculaires » afin de décrire très précisément les séquences génétiques d’ADN présentes (ou absentes) dans le matériel végétal étudié. Pour obtenir les autorisations de mise sur le marché de cultures OGM, le dossier réglementaire doit contenir, parmi maintes études, une analyse moléculaire complète décrivant exactement le matériel génétique.  

Assez récemment, les scientifiques ont mis au point des analyses puissantes appelées « transcriptomique », « métabolomique » ou « protéomique », visant à mesurer de manière plus globale les modifications éventuelles de fonctionnement de la cellule ou des organismes végétaux.

Plusieurs auteurs ont synthétisé des résultats d’analyse « omique » disponibles actuellement pour les cultures OGM.

Après avoir examiné plus de 50 publications scientifiques, Agnès Ricroch, JB Bergé et Marcel Kuntz, des Universités de Paris-Sud et de Grenoble, résument que « La transgénèse [c'est-à-dire la fabrication d’OGM] a moins d’impact sur l’expression des génomes ou sur les niveaux de protéines ou de métabolites que l’amélioration des plantes conventionnelles (…). En outre, les conditions environnementales ont en général un impact plus fort [que les variations des génomes]. »

Klaus Ammann, de l’Université de Berne et fondateur de l’ISBR (International Society for Biosafety Research), ne les contredit pas. Il a de son côté examiné les erreurs de raisonnements concernant les OGM et il commente également les analyses omiques. Il rapporte la même idée, dans son chapitre 3 intitulé « Les différences entre cultures OGM et non-OGM sont surestimées », que « l’impact des transgènes est seulement limité à leur fonction immédiate. »
   

Sources

Agnès RICROCH, Jean BERGE, and Marcel KUNTZ. February 2011. Evaluation of genetically engineered crops using transcriptomic, proteomic and metabolomic profiling techniques. Plant Physiology.


Klaus AMMANN. February 2011. Genomic Misconception of transgenesis