Urgence pour le blé et le riz !

12/10/2010

C’est urgent. Le blé et le riz exigent des efforts de recherche soutenus. Devant la demande alimentaire mondiale croissante, les filières agro-alimentaires constatent que la production de ces deux grandes cultures mondiales n’augmente pas suffisamment par rapport aux besoins d’une population croissante.

                                             

Dès le 14 mai 2009, la filière blé annonçait son objectif de synchroniser l’introduction des biotechnologies aux Etats-Unis, au Canada et en Australie. Cette déclaration  mettait en avant « l’importance du blé pour l’approvisionnement alimentaire et la baisse des surfaces dans les trois pays due en partie à la concurrence des autres cultures qui contiennent des traits biotechnologiques les avantageant ». Elle insistait sur une « croissance lente des rendements du blé en comparaison avec les autres cultures [NDLR : maïs et soja] et le manque d’investissements public et privé dans la recherche sur le blé au niveau mondial ». « Remarquant que la biotechnologie n’est pas la seule réponse à quantité de questions agronomiques affrontées par le blé, les organisations se sont accordées à dire que c’est néanmoins une ‘composante significative’ […] ».

Concernant le riz, l’Institut International de Recherche sur le riz (IRRI, International Rice Research Institute) a convié un groupe de travail pour examiner le défi de la production de riz en Asie.  « Quatre domaines requièrent une attention immédiate. D’abord il faut augmenter la productivité du riz et la rendre durable. Cela va demander plus d’investissement public et privé dans  la recherche et le développement, pour améliorer le potentiel de rendement du riz et innover avec de nouvelles variétés résistances à la sécheresse, aux inondations et à d’autres conséquences du changement climatique. » Selon l’IRRI, “un investissement annuel de 120 millions de dollars de 2010 à 2030 pourrait augmenter la productivité du riz de presque 9% […] ce qui pourrait abaisser les niveaux de pauvreté et de sous-alimentation de 15 et 20% respectivement […] »

Monsanto n’est pas impliqué directement dans l’amélioration génétique du riz, mais a annoncé en juillet 2009 son investissement dans la société Westbred Business, installée aux Etats-Unis.

Références