Cultures biotechnologiques (OGM) et développement durable : c’est compatible !

12/01/2011

MM. Park, McFarlane, Phipps et Ceddia, chercheurs à l’Université de Reading (Grande-Bretagne), ont mené une revue très complète – sur la base de 120 références bibliographiques - des cultures transgéniques et de leurs aptitudes à répondre aux défis d’une agriculture durable qui doit fournir suffisamment d’alimentation pour une population croissante. Ils ont ainsi étudié les aspects économiques, environnementaux, et sociaux.

Restant pondérés dans leur approche, les auteurs rappellent la position de la Société Royale (UK Royal Society), l’équivalent britannique de notre Académie des sciences : « La réalité est qu’il n’y a pas de panacée technologique pour résoudre le défi mondial d’une production alimentaire durable et sécurisée… les nouvelles variétés de cultures et les pratiques agro-écologiques sont toutes deux nécessaires ».

Il n’en reste pas moins que les auteurs apportent des éléments de réponse sur l’augmentation des revenus des paysans. « […] l’évidence suggère fortement que dans les pays développés ou en développement, l’adoption des cultures transgéniques peut augmenter les revenus des agriculteurs. L’augmentation des revenus des petits agriculteurs des pays en développement peut avoir un effet direct sur la résorption de la pauvreté et la qualité de vie, une composante essentielle du développement durable. » Plus spécifiquement, des études indiquent par exemple qu’ « un ratio standard pour toutes les cultures transgéniques [de] rémunération de la filière (y compris le vendeur, le multiplicateur, et le sélectionneur de semences, ainsi que les distributeurs et les fournisseurs de technologie) [est] d’environ un-tiers du bénéfice net. » En d’autres termes, les paysans bénéficient du reste ; c'est-à-dire d’environ les 2/3. Par ailleurs, d’autres études indiquent que « le ratio coût/bénéfice est de 5 pour 1 » en faveur des agriculteurs des pays en développement.

Concernant l’environnement, les auteurs rappellent diverses études montrant le rôle des cultures transgéniques pouvant contribuer à répondre à diverses questions : biodiversité, changement climatique, préservation des sols etc.  

En conclusion, cette « […] revue suggère qu‘il y a des bénéfices potentiels visibles depuis le lancement des cultures transgéniques [en 1996] et que c’est visible dans chacune des trois dimensions du développement durable. »     


Source
Park et al. 2011. The role of transgenic crops in sustainable development. Plant biotechnology Journal 9, pp 2-21