La FAO réaffirme l'utilité des biotechnologies pour l'agriculture, l'élevage, la forêt et la pêche

11/06/2010

Du 1er au 4 mars au Mexique, la FAO a organisé une Conférence Technique Internationale ayant pour thème Les biotechnologies agricoles dans les pays en développement : choix et opportunités pour les cultures, la forêt, le bétail, la pêche et l’industrie agro-alimentaire faire face aux défis de l’insécurité alimentaire et du changement climatique (ABDC-10, Agricultural biotechnologies in developing countries: Options and opportunities in crops, forestry, livestock, fisheries and agro-industry to face the challenges of food insecurity and climate change).

Dans les principales conclusions du rapport détaillé de la conférence, on notera les propositions suivantes :

« 37. La Conférence technique internationale a reconnu que :

  1. Les biotechnologies agricoles9 englobent un large éventail d’outils et méthodes qui sont appliqués de façon croissante aux cultures, à l’élevage, aux forêts, aux pêches, à l’aquaculture et aux agro-industries afin d’aider à lutter contre la faim et la pauvreté, de favoriser l’adaptation au changement climatique et de préserver les ressources naturelles tant dans les pays développés qu’en développement.

  2. Dans nombre de pays en développement, les diverses applications des biotechnologies agricoles ne sont pas d’usage courant et les petits exploitants, les producteurs et les consommateurs n’en ont pas retiré d’avantages suffisants. »

Par ailleurs :

« 38. La Conférence technique internationale est convenue de ce qui suit :

  1. Les pays en développement devraient investir nettement plus, de manière durable, dans le renforcement des capacités ; l’élaboration et l’emploi sans danger de biotechnologies, en association avec d’autres technologies agricoles, y compris les connaissances traditionnelles (…).

  2. La FAO, les autres organisations internationales concernées et les donateurs devraient s’efforcer bien davantage d’appuyer le renforcement des capacités nationales d’élaboration et d’utilisation appropriée de biotechnologies agricoles utiles aux pauvres, qui répondent aux besoins des petits agriculteurs, des consommateurs et des petites spécialisées dans les biotechnologies des pays en développement.

  3. L’absence de politiques et de mécanismes réglementaires, tout comme les réglementations trop rigoureuses, entravent le développement des biotechnologies et les possibilités d’y accéder. Des politiques et des cadres règlementaires nationaux scientifiquement fondés, efficaces et dynamisant en matière de biotechnologues peuvent favoriser l’élaboration et l’utilisation appropriée de biotechnologies dans les pays en développement (…). »

Ces déclarations viennent en complémente d’autres, comme par exemple ici, lors du Sommet mondial de l'alimentation qui s'est tenu à Rome du 16 au 18 novembre 2009. Malheureusement, 26 états-membres parmi les 27 de l’Union Européenne n’ont pas envoyé de délégation officielle. D’après certains participants, « …un participant Européen a confessé qu’il était ‘honteux’ de l’absence des gouvernements Européens.(…) C’était une occasion unique ratée par les états-membres de l’UE qui a certainement déclenché des questions de certains pays en développement sur la volonté des états-membres de l’UE de combler le décalage croissant en biotechnologie entre les pays pauvres et les pays riches, afin de réduire la pauvreté et de renforcer la sécurité alimentaire dans les pays en développement. » (traduit de Nature Biotechnology).

Références :

Toutes les informations sur la Conférence Technique Internationale au Mexique sont disponibles ici, et nous vous recommandons la lecture du rapport complet de la conférence FAO ABDC-10 accessible ici. L’article de Nature Biotechnology, publié en Juin 2010, est accessible ici.