L’Académie Pontificale des Sciences considère que le génie génétique peut contribuer à l’alimentation mondiale

07/12/2010

New Biotechnology, le journal officiel de la Fédération Européenne de Biotechnology (European Federation of Biotechnology ou EFB), vient de publier le compte-rendu du séminaire sur « Les plantes transgéniques pour la sécurité alimentaire dans le contexte du développement » qui s’est tenu sous les auspices de l’Académie Pontificale des Sciences au Vatican du 15 au 19 mai 2009.

Les conclusions sont plutôt favorables aux biotechnologies agricoles. Voici une traduction des principales conclusions :

“ 1. Plus d’un milliard de personnes, parmi les 6,8 que compte la population mondiale, sont actuellement sous-nutries, un contexte qui exige d’urgence le développement de nouveaux systèmes agricoles et de nouvelles technologies.

2. Les 2-2,5 milliards de personnes en plus, qui feront atteindre un total d’environ 9 milliards en 2050, ajoutent encore plus d’urgence au problème. 

3. Les conséquences prévisibles du changement climatique et la baisse de disponibilité en eau pour l’agriculture affecteront aussi notre capacité à alimenter une population mondiale croissante.

4. L’agriculture pratiquée actuellement n’est pas durable, comme le montrent les pertes massives de sol et les utilisations trop élevées de pesticides dans la plupart des régions du monde.

5. L’utilisation appropriée du génie génétique et d’autres techniques moléculaires en agriculture contribuera à régler quelques-uns de ces défis.

6. Ces techniques de génie génétique pour améliorer les cultures ne contiennent intrinsèquement rien qui pourrait rendre dangereux les plantes elles-mêmes ou les aliments qui en proviennent.

7. La communauté scientifique doit être responsable de la recherche et du développement (R&D) conduisant à des avancées de productivité agricole. Elle doit aussi s’efforcer de vérifier que les bénéfices associés à ces avancées bénéficient aux pays pauvres autant qu’aux pays développés, qui profitent actuellement d’un niveau de vie relativement élevé.

8. Des efforts spéciaux doivent être faits pour fournir aux agriculteurs pauvres des pays en développement des variétés cultivées génétiquement modifiées adaptées aux conditions locales. 

9. Les recherches pour développer de telles cultures améliorées doivent être particulièrement attentives aux variétés et besoins locaux, ainsi qu’à la capacité de chaque pays d’adapter ses traditions, son héritage social et ses pratiques administrative pour introduire avec succès les cultures génétiquement modifiées.”

Sources

Les détails du séminaire ainsi que toutes les communications sont accessibles ici : http://www.ask-force.org/web/Vatican-PAS-Studyweek-Elsevier-publ-20101130/PAS-Studyweek-NBT-20101130.pdf

New Biotechnology, Volume 27, 5, pp. 445-717 est accessible ici: http://www.sciencedirect.com/science/journal/18716784