Les biotechnologies ont un rôle éminent à jouer

04/04/2011

C’est ce qu’indique la Commission des biotechnologies de l’Académie des technologies dans un récent avis : «  Les biotechnologies ont un rôle éminent à jouer pour aider à construire une nouvelle agriculture davantage respectueuse de l’environnement»

Après avoir rappelé l’utilité des biotechnologies dans la production de médicaments et pour divers usages industriels alimentaires (enzymes, édulcorants) ou non-alimentaires (textiles, papier, détergents), les auteurs insistent sur quelques points :

  • « La forte dégradation de la compétitivité scientifique, technologique et industrielle de la France » liée à une image négative et des bénéfices « peu lisibles » dans le domaine agricole.

  • Malgré un « socle très solide de développement au tournant des années 1980 », « la France a vu s’affaiblir son potentiel industriel et scientifique », même si son potentiel s’est maintenu dans la chimie verte et les biocarburants.

Après ce constat, l’Académie se tourne résolument vers l’avenir en proposant pour l’agriculture : « faire de la France le champion de l’agriculture écologiquement intensive (une agriculture qui permettra de produire intensivement tout en protégeant l’environnement) ».

Les auteurs explicitent leur pensée : « Ce qui change, c’est le regard porté sur les relations entre les plantes d’intérêt agronomique et leurs écosystèmes, en faisant appel à l’expertise collective des scientifiques, des biologistes moléculaires jusqu’aux environnementalistes. » Ils ajoutent : « Des champs particulièrement importants à explorer sont les méthodes de lutte des plantes contre leurs concurrentes sur un même territoire, les processus d’adaptation des végétaux à l’évolution des organismes qui les parasitent, les mécanismes de transformation de l’azote minéral en azote organique, une meilleure compréhension de l’efficacité énergétique d’une plante comme le maïs, (…) ».

Sur ce sujet, ils terminent en précisant : « Le développement d’outils de sélection performants (par exemple, le génotypage et le phénotypage à haut débit) doit être soutenu, de même que l’accès à des collections représentant une grande diversité de ressources génétiques. On doit, de plus, réhabiliter (et donc intensifier) la recherche nationale sur les plantes génétiquement modifiées pour rétablir nos positions dans la compétition internationale. Les surfaces plantées en OGM ne cessent de croître, elles dépassent les 130 millions d’hectares à l’échelle mondiale et le choix de notre politique nationale ne peut être totalement conditionné par des réticences souvent idéologiques alors que notre pays constitue un exportateur majeur dans le domaine agricole et agroalimentaire ».

Nous vous recommandons de lire l’intégralité de l’avis.


Référence

22 mars 2011. Avis de l’Académie des technologies, Commission des biotechnologies : Les biotechnologies, demain