La Fondation Africaine pour les Technologies Agricoles fête le deuxième anniversaire d’un projet innovant visant à développer des variétés de maïs résistantes à la sécheresse

02/04/2010

Le projet WEMAWater Efficient Maize for Africa » : Maïs économe en eau pour l’Afrique) a été lancé il y a deux ans, autour d’un partenariat public-privé regroupant plusieurs organisations visant à développer et rendre disponibles le plus rapidement possible des variétés de maïs, libre de royalties, auprès de petits agriculteurs en Afrique sub-saharienne.

                                                    

Le maïs est une culture essentielle en Afrique et plus de la moitié de la population se nourrit grâce à elle. Ce projet utilise les variétés adaptées localement et la biotechnologie afin de proposer plus de variétés de maïs tolérantes à la sécheresse.

Si la recherche avance comme prévu, les partenaires prévoient que la combinaison des techniques de sélection de pointe et la biotechnologie vont augmenter les rendements en grain de façon significative en période de sécheresse. Ils estiment que les maïs développés au cours des 10 prochaines années pourraient augmenter les rendements de 20 à 35 pour cent en situation de sécheresse modérée, si on compare aux variétés actuelles. Cela représenterait 2 millions de tonnes de nourriture supplémentaire lors des années de sécheresse dans les pays concernés par ce projet (Kenya, Mozambique, Afrique du Sud, Tanzanie et Ouganda), qui rassemblent entre 14 et 21 millions d’habitants qui auraient alors plus de nourriture et éventuellement plus de récoltes à commercialiser.

Selon le Dr Mataruka, directeur de la Fondation Africaine pour les Technologies Agricoles (AATF) : « Partout dans le monde, il peut-être difficile de cultiver mais c’est encore plus périlleux en Afrique sub-saharienne. L’accès à des semences performantes en cas de sécheresse modérée est un grand pas en avant qui permet de réduire les risques de mauvaises récoltes et cela permettra de briser le cercle d’insécurité alimentaire pour les agriculteurs et leurs familles. Nous anticipons que cela sera de plus en plus important face au changement climatique. »

Au cours des deux dernières années, une équipe de plus de 60 scientifiques au sein des différentes organisations participantes au projet a travaillé pour concevoir et mettre en place les protocoles scientifiques nécessaires à l’évaluation de ces maïs. Le travail inclut également les procédures réglementaires d’autorisation d’expérimentation.

Pour plus d’information :