Monsanto en France : Bilan et perspectives

08/07/2014

 

Maïs DEKALB

 

Melon Seminis

Lors d’une conférence de presse tenue le 17 juin à Paris, les dirigeants de Monsanto ont fait le point sur l’activité de l’entreprise semencière en France et présenté les perspectives du groupe sur le territoire. La présidente de Monsanto SAS, Catherine Lamboley, le directeur général Didier Charrier et Yann Fichet, directeur des affaires institutionnelles, étaient présents pour dresser le bilan et répondre aux questions des journalistes.

A l’annonce de bons résultats au second trimestre, Monsanto a tenu à rappeler sa volonté de conforter son implantation en France, d’étendre les sites de production de semences conventionnelles de Trèbes et de Peyrehorade. 137 millions d’euros seront investis entre 2013 et 2014 dans des outils industriels modernes. Pour les deux sites, la fin des travaux est prévue pour 2015. « Ces investissements ont pour but de répondre à une demande croissante de la part des agriculteurs français et européens » affirme Catherine Lamboley.

L’équipe dirigeante a également pu rappeler que les expérimentations sur les OGM en France avaient été abandonnées « après le Grenelle de l’environnement », et que la décision de l’UE concernant les OGM ne changeait en rien la stratégie de Monsanto sur le territoire français. « Nous n'avons pas l'intention de commercialiser de cultures OGM en France dans les années à venir.», a déclaré Yann Fichet.

De fait, l’activité et les perspectives de Monsanto en France reposent sur d’autres piliers, qui ont été présentés lors de cette conférence de presse. Les 3 activités du groupe sur le territoire français sont les semences de grandes cultures, sous la marque DEKALB, la protection des cultures, avec la marque Roundup, et les semences potagères, sous les marques Seminis et de Ruiter.

Les perspectives de Monsanto en France, quant à elles, s’articulent autour de la R&D, qui est le moteur de l’activité des 11 sites de Monsanto en France. Aider les agriculteurs à produire une alimentation abondante et abordable, en préservant les ressources, tel est le maître mot. Si le biocontrôle, c’est-à-dire le développement de solutions complémentaires pour la protection des plantes, ne fait que progressivement partie intégrante de l’activité du groupe, des alliances comme celles conclues avec le danois Novozymes permettront le développement de cette branche dans les années à venir.

Quelle que soit la voie dans laquelle le groupe souhaite s’engager, l’équipe dirigeante de Monsanto France a réaffirmé, lors de cette conférence, l’importance de la France pour Monsanto. Le territoire français possède en effet des atouts agricoles stratégiques. Outre son statut de premier producteur de semences, il dispose de conditions de climat et de sols exceptionnels, et propices aux activités de recherche et développement. Le professionnalisme des producteurs et des filières de semences sont également un atout considérable pour produire sur le territoire français et exporter ce savoir-faire d’excellence vers plus de 30 pays.

Monsanto, proposant des solutions sur 25 % des terres cultivables françaises, emploie  518 personnes. La France est le premier marché pour Monsanto sur la zone Europe-Moyen Orient-Asie, et reste une priorité.

 

Autres sources

Communiqué de presse du 17 juin 2014

Trèbes: nouvelle unité de production

Peyrehorade : Monsanto met en route son nouveau séchoir de semences de maïs