Les OGM sont inutiles en France ! Personne ne croit à leur développement !

En France, environ 700 000 à 800 000 hectares de maïs - environ ¼ du maïs français - nécessitent potentiellement un traitement insecticide de protection contre la pyrale et la sésamie, qui sont les principaux insectes ravageurs du maïs.

Les premiers OGM mis sur le marché, il y a près de 15 ans, étaient précisément des variétés de maïs capable de se protéger par elles-mêmes contre ces insectes qui les détruisent, permettant ainsi une utilisation raisonnée des produits phytopharmaceutiques (insecticides).

Or, il n´est pas possible de développer une telle plante tolérante aux insectes par les techniques classiques de sélection et d´amélioration des plantes (croisement). Les biotechnologies offrent donc des solutions nouvelles qui permettent de développer des outils nouveaux, complémentaires des techniques traditionnelles. Elles offrent à l'agriculteur un éventail de choix plus important et présentent des caractéristiques inédites mieux adaptées à ses besoins et à ceux de la société.

Ces plantes ont donc participé à préserver les rendements aux champs et accroître les revenus des agriculteurs qui les utilisent. Elles ont rapidement été adoptées par les agriculteurs à travers le monde. En France, 22 000 hectares de maïs résistant aux insectes ont été cultivés en 2007. Les bénéfices ont été constatés par les maïsiculteurs français (voir document d´ORAMA¹ ci-dessus).

Durant l´été 2009, la presse française a largement fait état des attaques croissantes de chrysomèle du maïs², un autre insecte ravageur qui crée dans les champs de maïs des dégâts tels qu´il peut faire perdre jusqu´à 80% des récoltes. Les solutions actuellement mises en œuvre comme la rotation des cultures ou les traitements de semences s´avèrent d´une efficacité variable. Pour lutter contre cet insecte, une solution OGM existe : complémentaire au traitement chimique et à la rotation, elle est déjà largement utilisée sur des millions d´hectares dans des pays déjà confrontés à la chrysomèle comme les Etats Unis (La chrysomèle du maïs : la rotation des cultures est-elle une solution pour lutter contre cet insecte ravageur ?).   

La génération suivante de plantes biotechnologiques offrira de nouvelles solutions particulièrement utiles aux agriculteurs. Si les avancées techniques se passent comme prévu, Monsanto envisage de mettre sur le marché, dès le début de la prochaine décennie, un maïs tolérant à la sécheresse (Monsanto fait un grand pas vers le lancement du premier maïs tolérant à la sécheresse). Cette nouveauté permettra de mieux gérer la ressource en eau dans les régions du monde (et dans certaines régions françaises) qui connaissent des pénuries, sécurisant ainsi les rendements et les revenus des agriculteurs.

L´adoption des biotechnologies dans le monde depuis 1996 est considérée comme rapide et en croissance constante. 15,4 millions d´agriculteurs ont utilisé les OGM en 2010 et beaucoup d´entre eux les réutilisent d´année en année. Il est vrai que l´opinion publique française émet des réserves auxquelles il conviendra de répondre. Néanmoins, il serait surprenant que les biotechnologies utilisées et réutilisées dans le monde à la satisfaction des petits et des gros agriculteurs, des éleveurs, des fabricants d´aliments et des consommateurs, soient sans intérêt aucun pour les filières alimentaires françaises.  

Les OGM dans le monde en 2011 :

  • 29 pays au total ont cultivé 160 millions d´hectares de plantes biotechnologiques : soit une progression de 8 % par rapport à 2010
  • 16,7 millions d´agriculteurs en ont cultivé dont 90 % étaient de petits exploitants à faibles ressources dans des pays en développement (Chine, Inde, Brésil, Argentine, et Afrique du Sud)



  1. Union des Grandes Cultures qui rassemble les associations AGPB, AGPM et FOP
  2. Voir vidéo sur la chrysomèle sur le site de l’AGPM : La Slovaquie face au développement de Diabrotica