Les OGM empêchent le consommateur d’exercer son libre-choix !

La pureté des produits agricoles n´est jamais de 100%, c´est la raison pour laquelle le législateur ou les initiatives volontaires (guide des bonnes pratiques) prévoient des « seuils de présence fortuite ». En particulier, la réglementation européenne prévoit que lorsqu´un ingrédient alimentaire contient plus de 0,9 % d´OGM, le consommateur doit en être informé par un étiquetage approprié. Il ne s´agit en aucune façon d´un seuil sanitaire mais d´un seuil d´information, tous les OGM étant évalués et jugés sains avant leur autorisation de mise sur le marché et leur commercialisation.

Autre exemple, les filières bio prévoient un seuil de présence fortuite jusqu´ à 5% d´ingrédients non-biologiques¹.

Il convient aussi de rappeler que le consommateur est protégé par la loi du 25 juin 2008 sur les OGM qui instaure « La liberté de consommer et de produire avec ou sans organismes génétiquement modifiés (… ) » (article 2). Grâce à l´étiquetage, le consommateur peut donc décider de consommer avec ou sans OGM.


  1. Les agriculteurs biologiques sont très pragmatiques car ils prévoient que leurs produits peuvent contenir jusqu’à 5% d’ingrédients non-biologiques (Règlement CEE n° 2092/91 du 24 juin 1991), donc éventuellement obtenus avec des pesticides et des engrais de synthèse, interdits par leur cahier des charges (obligation de moyens). Ces 5% peuvent avoir plusieurs origines, dont les mouvements polliniques.