La coexistence entre cultures OGM et non-OGM est impossible !

Pratiquement toutes les cultures, qu´elles soient biologiques, conventionnelles ou biotechnologiques, produisent du pollen qui se dissémine dans les zones voisines. Dans le domaine agricole, il est ainsi impossible d´atteindre une pureté absolue, quelle que soit la culture mise en champ. Cette réalité est connue des agriculteurs. Ils ont donc appris et savent depuis fort longtemps faire cohabiter des cultures et/ou des filières différentes. Par exemple, ils savent faire coexister du maïs pop-corn avec du maïs doux ou du classique, sachant qu´il faut éviter les mélanges entre ces 3 filières.

Une correspondance parue dans la revue Nature Biotechnology4 indique : « Quand l’autorisation de mise sur le marché est obtenue, il ne devrait y avoir aucune raison pour gérer différemment la coexistence de cultures conventionnelles et OGM (…) ».

Concernant les cultures OGM, les réglementations européennes ont donc prévu que lorsque la présence d´OGM dans un ingrédient alimentaire est supérieure à 0,9 %, le consommateur doit en être informé par un étiquetage approprié mentionnant la présence d´OGM. Il ne s´agit en aucune façon d´un seuil sanitaire, car tous les OGM cultivés ont été auparavant évalués et dûment autorisés avant leur commercialisation, maïs d´un seuil d´information et d´étiquetage OGM.

Concernant le maïs OGM, il existe un consensus parmi les scientifiques européens qui indiquent qu´une distance d´isolement de 25 mètres entre deux champs permet techniquement d´assurer une dissémination de pollen dans le champ voisin inférieure à ce seuil de 0,9%. Le respect des bonnes pratiques permet alors la coexistence effective des cultures biologiques, conventionnelles et OGM.

En France, l´AGPM et Arvalis Institut du Végétal ont mis en place des expérimentations pour déterminer les règles de coexistence du maïs. Ces travaux de plusieurs années ont débouché sur la rédaction d´un document intitulé « Guide des bonnes pratiques pour la culture du maïs Bt – AGPM ».

Les recommandations de ce guide, remis à chaque acheteur de semences transgéniques, ont été validées par les cultures réalisées en France en 2005, 2006 et 2007, qui ont montré que la coexistence est possible. 

On peut aussi rappeler que le maïs OGM a été cultivé sur 95 000 hectares en Europe en 2009, et les cultivateurs de maïs ont montré que les bonnes pratiques permettent la coexistence, sans problème particulier comme par exemple en Espagne et au Portugal où les cultures OGM sont cultivées à grande échelle.

Enfin, les réglementations européennes et françaises prévoient des mesures techniques précises pour garantir cette cohabitation entre toutes les agricultures.