Déclaration à propos de l’existence présumée d’un pathogène végétal potentiellement associé aux cultures Roundup Ready

22/02/2011

Dans une lettre datée du 17 janvier 2011, adressée au secrétaire nord-américain de l’Agriculture, le professeur Don Huber déclare avoir découvert une plante pathogène « …qui semble avoir une incidence significative sur la santé des plantes, des animaux et probablement des êtres humains ». Cette lettre prétend également que ce pathogène est plus répandu sur les cultures génétiquement modifiées (GM) tolérantes aux herbicides. Aucune donnée n’a été fournie ou citée dans ce sens, et aucun autre chercheur n’a été identifié. Lorsque nous l’avons contacté, le coordinateur du ministère de l’Agriculture (USDA) chargé du Système national de contrôle des maladies végétales (National Plant Disease Recovery System)  n’était informé ni d’une recherche concernant ce pathogène ni d’une prise de contact par Don Huber. Le NPDRS est chargé de réduire les risques d’apparition de maladies végétales graves dans l’agriculture nord-américaine.

Don Huber avait préalablement formulé des allégations concernant l’absorption de micronutriments et les maladies en rapport avec les cultures GM et les désherbants contenant du  glyphosate. Des études indépendantes sur le terrain et des tests de laboratoire effectués par plusieurs universités et par Monsanto avant ces allégations et en réponse à celles-ci ne corroborent pas ses affirmations. Monsanto n’a connaissance d’aucune étude fiable démontrant que les cultures Roundup Ready® sont plus sensibles à certaines maladies ou que l’application de glyphosate sur des cultures Roundup Ready® augmentent la sensibilité des plantes aux maladies.

L’allégation qu'un mystérieux pathogène nuit à la production de soja et de maïs nord-américaine est contraire aux statistiques détaillées qui montrent l'amélioration du rendement et les résultats économiques des cultures GM. Dans un rapport intitulé « L’impact des cultures génétiquement modifiées sur la durabilité des exploitations agricoles aux États-Unis », publié en avril 2010, le Conseil national de la recherche de l’Académie des sciences concluait que les agriculteurs qui pratiquent les cultures biotechnologiques « …obtiennent des avantages économiques et environnementaux substantiels – tels qu'une diminution des coûts de production, un usage moindre de pesticides et de meilleurs rendements - que ceux qui pratiquent la culture conventionnelle. Ce rapport est accessible en ligne à l’adresse suivante : http://www.nap.edu/
openbook.php?record_id=12804&page=R1

Les cultures GM ont fait l’objet d’une évaluation rigoureuse en matière de sécurité conformément aux lignes directrices reconnues à l’échelle internationale et aucun cas vérifiable de dommage pour la santé humaine ou animale n'a été constaté. Les affirmations de Don Huber se heurtent au poids des preuves scientifiques qui viennent confirmer la sécurité et les bénéfices des cultures GM.

Ressources liées :

Un certain nombre de scientifiques ont d’ores et déjà répondu aux allégations de Don Huber :

Autres ressources à prendre en compte :

  • Certains chercheurs ont récemment suggéré qu'il existait un lien entre l'utilisation du glyphosate, les cultures Roundup Ready®, les déficiences en micronutriments et la diminution des rendements. Dans cette optique, une série de questions et de réponses scientifique sont présentées dans le document « Crop Protection Update » (Dernières nouvelles en protection des cultures) pour répondre à ces affirmations et expliquer brièvement la façon dont le glyphosate interagit avec les substances présentes dans la solution de pulvérisation :
    Crop Protection Update: The Science of Roundup Ready® Technology, Glyphosate and Micronutrients
  • Le 24 février 2011, un présentateur de la station Ag Radio, Trent Loos, a analysé les affirmations de Don Huber et les a examinées du point de vue des agriculteurs. Ses commentaires à ce sujet commencent à la minute 2 du fichier audio suivant : http://www.monsantoblog.com/wp-content/uploads/2011/02/loos3.mp3