16 années d’impact socio-économique favorable des cultures génétiquement modifiées!

22/04/2013

Un  nouveau rapport sur les conséquences socio-économiques des cultures OGM dans le monde entre 1996 et 2011 vient de sortir. Cette mise à jour, signée par Graham Brookes et Peter Barfoot, montre que pendant les 16 dernières années les récoltes OGM ont eu des impacts en moyenne bénéfiques.

Quels sont les impacts économiques ?

  • Pour les paysans, le bénéfice économique net s'élève à 19,8 milliards de $ en 2011 et 98,2 milliards de $ pour la période 1996-2011, où les cultures biotechnologiques ont été utilisées sur des surfaces croissantes. Cela correspond à une augmentation moyenne de revenu de 133$ par hectare. 51% de ces revenus bénéficie à des paysans dans des pays en développement.
  • Cette augmentation de revenu agricole a été obtenue pour 49% (48 milliards) grâce aux gains de rendement, et pour le reste par la réduction des coûts de production. Le coût de la technologie pour les paysans s’élevait à 21% en moyenne du gain total en 2011 : 14% dans les pays en voie de développement et 28% dans les pays développés où sont cultivés les OGM.
  • Entre 1996 et 2011, ces cultures OGM ont permis d’obtenir des récoltes supplémentaires de soja, maïs, coton et colza de printemps : +110, +195, +15,8 et +6,6  millions de tonnes en plus ont été récoltées.
  • Si la technologie OGM n'avait pas été disponible, le maintien de la production agricole aurait exigé en 2011 de semer en plus 15,5 millions d'hectares de terres agricoles. Cela représente environ 14% des terres arables de l’Union Européenne.

Les pratiques agricoles ont évolué

  • Sur la période 1996-2011, les paysans cultivant des OGM ont réduit leur pulvérisation de pesticides d’environ 9%  (474.000 tonnes).
  • Les cultures OGM tolérantes à des herbicides ont facilité l'adoption de pratiques agronomiques sans labour. Cela a contribué à réduire l'érosion et à améliorer l’humidité des sols.

Quel impact sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) et le réchauffement climatique ?

  • Les cultures OGM ont contribué à réduire de manière significative les émissions de GES en agriculture. C’est le résultat d’un meilleur stockage du carbone dans les sols (dans la matière organique), et d’une moindre utilisation de carburants fossiles, auparavant utilisés pour labourer.
  • En 2011, on évalue à 23,000 tonnes le CO2 qui n’a pas été diffusé dans l'atmosphère, équivalent de 10,2 millions de voitures retirées de la circulation.

Référence

Graham Brookes and Peter Barfoot. 2013. The global income and production effects of genetically modified (GM) crops 1996-2011. GM Crops and Food: Biotechnology in Agriculture and the Food Chain 4:1, 1-10.